En implantologie dentaire, la longueur et le diamètre de l’implant, ainsi que son angle d’insertion et le protocole de mise en charge, découlent de l’évaluation anatomique réalisée avant le début de l’intervention chirurgicale.
La mandibule
La mâchoire inférieure comme base de l'implant
La mandibule (mâchoire inférieure) est le seul os mobile du crâne. Elle présente généralement la meilleure qualité osseuse des deux mâchoires. Sa zone antérieure est associée à l’os D1 et D2 : un os cortical dense, bien minéralisé et doté d’une bonne vascularisation. Ses zones postérieures présentent plus de variabilité mais même dans les maxillaires inférieurs atrophiés, les lames corticales restent souvent présentes et utilisables.
La mandibule est la base implantaire la plus fiable de la dentition. Sa zone antérieure (symphyse et parasymphyse) contient de l’os cortical D1, parmi les os les plus denses du corps. La zone interforaminale entre les deux foramens mentaux est particulièrement sûre pour la pose d’implants car le nerf alvéolaire inférieur sort par les foramens mentaux de chaque côté, laissant l’arc antérieur libre de tout risque nerveux majeur.
La mandibule porte deux autres structures qui sont directement pertinentes pour la planification des implants postérieurs : le canal alvéolaire inférieur du nerf et la ligne mylohyoïdienne. La planification des implants mandibulaires nécessite une imagerie CBCT pour cartographier précisément le trajet du nerf et identifier l’anatomie corticale disponible pour l’ancrage.
Type d’os : Prédominance de D1 (antérieur) et D2 (corps et zone prémolaire). La partie postérieure de la mandibule est variable.
Implants dentaires : IhdeDental KOS Root, TPG Uno, BCS ; BasalFix Compressive, Compressive-Fix ; Monoimplant Smooth, Microthread.
La ligne mylohyoïdienne
Ancrage cortical dans la partie postérieure de la mâchoire inférieure
La ligne mylohyoïdienne est une crête corticale située sur la face interne (linguale) du corps mandibulaire. Elle est le site d’attachement du muscle mylohyoïdien et s’étend obliquement de la zone molaire vers la ligne médiane. Son importance clinique réside dans le fait qu’il reste densément minéralisé même lorsque la crête alvéolaire qui le surplombe s’est considérablement résorbée.
Chez les patients dont la hauteur de l’os mandibulaire postérieur est limitée, un implant vertical placé de manière conventionnelle peut être incapable d’atteindre une longueur sûre sans empiéter sur le nerf alvéolaire inférieur. Un implant incliné lingualement peut être dirigé au-delà du canal du nerf, sa pointe s’engageant dans la corticale mylohyoïdienne. Cela permet de transformer un cas apparemment impossible en une position d’implant réalisable.
Dans l’étude de cas d’édentation du Dr Genchev, les implants KOS Root dans la partie postérieure de la mandibule ont été ancrés dans la ligne mylohyoïdienne aux positions 36, 37, 46 et 47, fournissant un support postérieur stable dans un os qui aurait été inadéquat pour une pose d’implant verticale conventionnelle.
Type d’os : Crête corticale D1 à D2.
Implants dentaires : IhdeDental KOS Root, BCS ; BasalFix Compressive-Fix, Basal.
Le maxillaire supérieur
La mâchoire supérieure et ses zones anatomiques
Le maxillaire supérieur est anatomiquement plus complexe et plus difficile à traiter. Dans sa zone antérieure, l’os D3 est plus tendre : la corticale est plus fine et la structure trabéculaire plus fine. Sa zone postérieure est souvent en D4 : os spongieux très mou, fortement influencé par la proximité des sinus maxillaires. La zone postérieure du maxillaire est celle où les implants conventionnels échouent le plus souvent et où les procédures d’élévation des sinus sont recommandées. L’implantologie basale stratégique permet de remédier à ce problème en ciblant les structures corticales plus profondes qui ne se résorbent pas.
Le maxillaire exige une planification zone par zone. Aucun type d’implant ni aucune stratégie n’est efficace sur l’ensemble de l’arcade supérieure. Le maxillaire antérieur a un os D3 et présente des crêtes étroites qui bénéficient de la compression et de l’engagement de la corticale du plancher nasal. Le maxillaire postérieur présente souvent un os mou de D4 et une proximité avec les sinus. Son traitement nécessite un accès aux structures corticales plus profondes, notamment la jonction tubérosité-ptérygoïde, le processus ptérygoïde et le processus pyramidal de l’os palatin.
Un plan de traitement complet du maxillaire chez un patient présentant une perte osseuse nécessite généralement trois systèmes d’implants différents, voire plus, pour traiter les différentes conditions osseuses zone par zone. C’est ce que prévoient les Implantologues basal expérimentés.
Type d’os : D3 à l’avant ; D4 à l’arrière ; variable au milieu du maxillaire.
Implants dentaires : IhdeDental KOS Root (antérieur), BCS et TPG Uno (postérieur) ; BasalFix TPI, Compressive-Fix ; Monoimplant Rough, MOT.
Le processus ptérygoïdien
Ancrage distal au maxillaire sans élévation des sinus
Le processus ptérygoïde est la projection osseuse qui descend de l’os sphénoïde directement derrière la tubérosité maxillaire. Il se compose d’une lame médiale et d’une lame latérale. Sa lame médiale est la principale cible corticale des implants ptérygoïdiens. Comme elle est reliée à la base du crâne, elle ne se résorbe pas après la perte d’une dent, quelle que soit la quantité d’os maxillaire perdue.
La jonction tubéro-ptérygoïdienne, où le maxillaire postérieur rencontre le processus ptérygoïdien, est l’une des cibles d’ancrage cortical les plus importantes de toute l’implantologie. Elle permet à l’implantologue de fournir un support postérieur distal à un bridge supérieur, en restaurant la fonction molaire, sans élévation des sinus, greffe osseuse ou implants zygomatiques.
Dans l’étude de cas d’édentation du Dr Genchev, les implants BCS ont atteint la lame ptérygoïdienne médiale de l’os sphénoïde du côté droit. Les implants TPG Uno ont engagé la corticale ptérygoïdienne du côté gauche. Dans son cas de parodontite, les implants BCS et TPG Uno ont été placés dans le processus tubéro-ptérygoïdien.
Type d’os : Os cortical D1 à D2 (lame médiale et jonction tubérosité-ptérygoïde).
Implants dentaires : IhdeDental BCS, TPG Uno ; BasalFix TPI, Basal.
Le processus pyramidal
Support de l'ancrage cortical dans le maxillaire moyen-postérieur
Le processus pyramidal est une projection osseuse compacte de l’os palatin qui s’insère dans l’échancrure entre les lames ptérygoïdes. Il se situe à la convergence de l’os palatin, du maxillaire et de l’os sphénoïde. Concrètement, il fait partie du même complexe cortical que le processus ptérygoïdien et l’os palatin, et offre une référence d’ancrage supplémentaire pour les implants maxillaires médio-postérieurs.
Elle est plus petite et plus variable que la lame ptérygoïdienne médiale et doit être cartographiée individuellement à l’aide du CBCT avant de pouvoir être utilisée comme cible corticale planifiée. Lorsqu’elle est accessible, elle permet à l’implantologue d’ancrer un implant dans une zone où l’os alvéolaire s’est résorbé, en utilisant un os cortical qui ne se comporte pas comme le tissu mou D4 qui l’entoure.
Dans l’étude de cas d’édentation du Dr Genchev, un implant TPG Uno en position 25 a été spécifiquement ancré vers le processus pyramidal, faisant partie du support de trois implants au maxillaire postérieur gauche.
Type d’os : Os cortical compact D1 à D2.
Implants dentaires : IhdeDental TPG Uno, BCS ; BasalFix TPI, Basal.
La corticale du plancher nasal
Ancrage cortical secondaire dans le maxillaire antérieur
Le cortex du plancher nasal est le plancher osseux dense de la cavité nasale. Il se trouve immédiatement au-dessus des sommets des racines des incisives et des canines supérieures. Dans le maxillaire antérieur, où l’os D3 est la norme et où la largeur de la crête alvéolaire est souvent limitée, le cortex du plancher nasal fournit un ancrage cortical secondaire fiable pour les implants placés avec une longueur suffisante et une légère inclinaison palatine.
Le corps de l’implant comprime l’os spongieux dans le processus alvéolaire. La pointe de l’implant se fixe dans la corticale du plancher nasal située au-dessus. Cet ancrage en deux points améliore considérablement la stabilité primaire dans une zone où la seule compression du spongieux serait souvent insuffisante pour une mise en charge immédiate.
Dans l’étude de cas d’édentation du Dr Genchev, sept implants KOS Root sur le maxillaire antérieur (positions 14 à 23) ont tous été placés avec une inclinaison palatine et ont tous ancré leur pointe dans la corticale du plancher nasal. Cette stratégie a permis la mise en charge immédiate de l’ensemble du bridge supérieur dans une zone à faible largeur osseuse.
